Dernière étape bolivienne, la grande ville de Santa Cruz au climat tropical, capitale "économique" du pays depuis l'exploitation du pétrole et du gaz dans la région dans les années 90, nous dévoile un visage étonnamment provincial, aux nombreux bâtiments bas en mauvais état. La belle et élégante place centrale "24 de Septiembre" très arborisée, avec un aménagement soigné et récemment rénové, fait exception. Elle est le cœur très vivant de la ville, le lieu de passage et de rendez-vous des Cruzeños qui s'y retrouvent en très grand nombre sur des bancs, en famille ou entre amis, pour y bavarder pendant des heures.

Dans la cathédrale toute en brique rouge dominant cette place, nous avons été témoins d'une vie religieuse très intense, jeune et fervente. La visite du clocher nous a permis de participer activement au "remontage" mécanique et manuel quotidien de la vieille horloge d'origine allemande.

Dans le centre et aux alentours,  on trouve encore de nombreuses anciennes maisons basses non restaurées et parfois abandonnées, qui ont conservé leur passage couvert aux toitures de guingois soutenues par des piliers en bois. Peu de bâtiments à visiter et de restaurants dans le centre (excepté un pub sympa..), mais nous avons eu la chance de loger dans un magnifique hôtel, à l'allure de grande villa moderne toute blanche, avec cour intérieure et chambres lumineuses aux grandes baies vitrées.

Ayant renoncé à explorer la forêt tropicale du parc national Amboró situé à une centaine de kilomètres de Santa Cruz, nous avons passé un après-midi à visiter le parc zoologique consacré à la faune bolivienne, bien à l'abri des nombreuses piqûres de moustiques. Nous y avons notamment fait la connaissance d'un charmant perroquet, de singes aux mœurs dénaturées par l'homme, d'un magnifique puma, mais également de tristes condors dans leur cage trop exiguë.