Sous la lumière du soleil couchant, la ville blanche de Sucre, mélangée avec les fantastiques nuages bas de toutes formes, resplendit de milles feux. Du mirador de notre hôtel, nous avons la chance de l'admirer dans son ensemble et de palper les rumeurs remontant des ruelles de cette ville chaleureuse.

Joyau de l'art baroque d'Amérique latine, la capitale constitutionnelle de la Bolivie (La Paz en étant la capitale administrative) doit son nom au maréchal Sucre qui est, au côté de Simon Bolivar, un des artisans de l'indépendance de plusieurs pays d'Amérique du Sud vis-à-vis de l'Espagne. Celle de la Bolivie est proclamée en 1825 et Antonio José de Sucre en sera le président de 1826 à 1828.

Mais cette délicieuse cité coloniale nous dévoile également des pages sombres de l'histoire du pays avec des conflits récurrents réclamant davantage de droits pour tous les citoyens de diverses origines ethniques et de tous partis politiques. Le dernier grave conflit en date opposant les forces de l'ordre à la population a fait plusieurs morts et des centaines de blessés, en novembre 2007, sur la Plaza 25 de Mayo, cœur de la ville et lieu de tous les rendez-vous et rassemblements.

Au musée universitaire Charcas, nous pouvons admirer de nombreux vestiges précoloniaux qui illustrent la culture indienne et l'activité importante présentes dans toute la région avant l'arrivée des Espagnols. Nous pouvons notamment observer une collection de crânes déformés, marques des personnages les plus importants du peuple inca. C'est aussi là que nous retrouvons le charmant couple australien Heidi et Lindsay côtoyé à Torotoro avec qui nous passerons une très sympathique soirée.