Ville étape avant de nous rendre au parc national de Torotoro, nous ne restons qu'un jour à Cochabamba, le temps d'y flâner sur sa jolie place du 14 septembre et sur la colline du Christ de la Concordia, copie presque conforme de celui du Corcovado à Rio (avec quelques centimètre de plus…). 

Nous prenons très tôt le matin un minibus bondé de gens du coin et bientôt nous circulons sur une route chaotique pavée de galets très irréguliers qui nous secoue et par endroits en terre battue qui nous empoussière pendant près de 4 heures à travers de splendides paysages sauvages et accidentés.

Le village "indien" d'environ 1000 âmes de Torotoro, isolé à la saison des pluies pendant presque 3 mois dès décembre, nous donne l'impression d'être au bout du monde. Nous sommes frappés par la pauvreté de ses habitants, agriculteurs pour la plupart, dont certains nous regardent avec un peu d'animosité. Nous n'avons pas toujours l'impression d'être les bienvenus.

En quelques heures de marche, nous parcourons des sentiers de terre et de gravier entourés de montagnes aux multiples couleurs, parsemées de fossiles et d'empruntes de plusieurs espèces de dinosaures à diverses époques. Fascinant ! Nous découvrons les différents sites avec Eloy notre guide et c'est ainsi que nous faisons connaissances avec Hélène, Stéphane, Lindsay, Heidi et Geert, de très sympathiques voyageurs français, australiens et hollandais. Nous descendons notamment au fond d'un canyon aux parois verticales, tapissé de végétation tropicale au fond duquel coule un rio presque asséché en cette période mais qui en saison des pluies envahit le fond du canyon sur une profondeur de plusieurs mètres. Au passage, nous observons des empruntes de puma, de grosses perruches vertes, des vautours et même un condor planant au loin.

Un après-midi, nous embarquons sur un véhicule 4x4 que nous quittons à 3'600 mètres d'altitude pour découvrir à pied la "Ciudad de Itas", un labyrinthe de cavités creusées par les vagues lorsque ses falaises étaient en bord de mer, au temps des dinosaures. Les viscaches des montagnes (sorte de grands chinchillas des Andes) que nous avions déjà rencontrés au Machu Pichu et dans les alentours de San Pedro, nous guettent à distance tout au long de notre balade.

Le retour sur Cochabamba, dans le bus à nouveau bondé, parfumé d'effluves d'écurie et de lait rance, nous semble encore plus étouffant et interminable qu'à l'aller. Cependant les découvertes, les rencontres et l'expérience vécue en valaient la peine. Nous vous invitons à parcourir les photos l'album...