Le bus international nous amenant à San Pedro de Atacama au Chili nous fait passer à nouveau sur les Salinas Grandes, mais cette fois sous la lumière du matin.

Nous voyons nos premières vigognes (mélange entre biches et lamas) dont un groupe traverse la route devant notre bus. Le passage de la frontière entre l'Argentine et le Chili nous montre que les effets du régime sous la dictature de Pinochet ne se sont pas encore complètement estompés : nous avons droit à un contrôle zélé de nos papiers, avec tampons à l'appui par des fonctionnaires antipathiques, sur un fond sonore de musique hard rock. Même notre dernière pomme ne passe pas la frontière, l'importation de fruits étant totalement interdite.

La route nous mène ensuite par des paysages incroyables jusqu'à San Pedro, village andin touristique situé en bordure du désert d'Atacama, au centre d'un ensemble de "Spots" grandioses. Oui, on utilise souvent ce genre d'adjectif, mais on ne peut pas en parler autrement tant les paysages que nous avons et allons encore découvrir dépassent en beauté et en couleurs tout ce que nous connaissions jusqu'à maintenant.

IMG_01

IMG_1048

IMG_1046

IMG_1032

IMG_1016

IMG_1014

IMG_1027

IMG_1010

IMG_1006

IMG_0999

IMG_0897

IMG_0905

IMG_0941

IMG_0987

IMG_1006

 

 

 

 

 

 

Comme son nom l'indique, la vallée de la Luna, à 15 km de San Pedro, que nous parcourons en VTT et à pied pour en atteindre les sommets et les fonds des canyons nous dévoile un paysage lunaire, complètement désertique et absent de toute vie. La chaleur suffocante à l'approche de la mi-journée et le goût de sel qui se dépose sur nos lèvres nous confirment que les taches blanches, semblables à des poudrées de neige, sont bien des dépôts de sel, ce même sel que nous retrouvons jusque dans les rues de San Pedro de Atacama.

IMG_0

IMG_01

IMG_03

IMG_1056

IMG_1057

 

 

 

 

IMG_1061

IMG_1066

IMG_1074

IMG_1079

IMG_1088

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IMG_1094

IMG_1102

IMG_1109

IMG_1117

IMG_1124

IMG_1135

IMG_1139

IMG_1141

IMG_1144

Des geysers du Tatio à 4300 m, aux pieds des volcans, de la Lagune de Chaxa avec ses flamants roses, des lacs d'altitude de Miscanti et Miniques ainsi que du salar de Talar, les mots ne suffisent pas tant les paysages sont surréalistes et semblent peints par un artiste à l'imagination débordante. Les images de l'album parlent par elles-mêmes.

 

Les flamants roses que nous avons rencontrés à plus de 4000 m d'altitude nous ont émerveillés. Leur alimentation faite de micros-crevettes qui ont su s'adapter à ce milieu très salin, pêchées à longueur de journée, donne à leur pelage une couleur rose qui s'accentue avec l'âge. Lorsque les flaques d'eau gèlent durant la nuit, les flamants ont la sagesse d'attendre patiemment que le soleil les libère de la glace.