Les escapades du 1000 pattes

11 décembre 2017

Buenos Aires

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Après une longue pause, nous voici à nouveau tous les deux derrière les touches de notre ordinateur à discuter de ce que nous allons écrire, des mots qui nous paraissent justes pour partager nos rencontres, nos émotions, nos découvertes.

Que dire de Buenos Aires ? Par où commencer ?

Située sur les rives du Rio de la Plata, Buenos Aires, avec ses 13 millions d'habitants (banlieue y compris) nous charme depuis plus d'un mois. Entre cours d'espagnol, rencontres, balades à vélo, visites, concerts, spectacles, cours de tango, sorties, nous découvrons avec délice cette ville aux mille facettes. Buenos Aires ne se repose jamais, sauf peut-être durant les rares jours de pluie ou certains dimanches. Chaque barrio a son histoire et les Porteños aiment le rappeler.

 

Floralis Generica : devant le nouveau symbole de la ville de Buenos Aires. Une fleur géante composée de 6 pétales en aluminium, hauts de 23 mètres. Pilotée par une horloge, la fleur s'ouvre le matin à 8 heures et se referme le soir au couché du soleil.

 

 

 

 

 

 

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Ambiances de différents barrios : à chaque heure et à chaque endroit, une atmosphère et un caractère différents.

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Nombreux parcs de la ville avec leurs magnifiques jacarandas en fleurs.

 

 

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Puerto Madero : port construit en 1887, déjà dépassé par la grandeur des bateaux dès 1910. Ce lieu sombra alors dans la décadence jusqu'aux années 90, moment où la ville entreprit de le réhabiliter à coups de millions de dollars. Opération réussie !

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Caminito (à l'embouchure du fleuve Riachuelo) : rue célèbre du barrio de la Boca qui occupe l'emplacement de la première ville de Buenos Aires et très marqué par les fortes vagues d'immigrants au début du 20ème siècle. Les habitants de ce quartier pauvre ont eu, dans les années 70, la bonne idée de faire vivre leur art par des peintures murales. Ce mouvement avait déjà été lancé dans les années 30 par un peintre, Quinquela Martin, célèbre à cette époque.

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Balade dans le cementerio de la Recoleta, sorte de Père-Lachaise latino-américain. Nous avons particulièrement aimé les anges qui veillent sur le lieu.

 

 

 

 

 

Manifestations sur l'Avenida et la place de Mayo

Le samedi "Marcho por Jesus" dans une ambiance festive et rockstar.

Le dimanche "Revendications politiques diverses" moins bon enfant…

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 Rio de la Plata et ses rives

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Reserva ecologica Costanera : terrain gagné sur  le rio avec des décombres de démolitions. Cette décharge s'est transformée en moins de 30 ans en paradis naturel pour les oiseaux migrateurs, pour toute une faune d'animaux divers, y compris les nombreux promeneurs.

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20 novembre 2017

Santa Cruz de la Sierra (près de 2 millions d'habitants)

Dernière étape bolivienne, la grande ville de Santa Cruz au climat tropical, capitale "économique" du pays depuis l'exploitation du pétrole et du gaz dans la région dans les années 90, nous dévoile un visage étonnamment provincial, aux nombreux bâtiments bas en mauvais état. La belle et élégante place centrale "24 de Septiembre" très arborisée, avec un aménagement soigné et récemment rénové, fait exception. Elle est le cœur très vivant de la ville, le lieu de passage et de rendez-vous des Cruzeños qui s'y retrouvent en très grand nombre sur des bancs, en famille ou entre amis, pour y bavarder pendant des heures.

Dans la cathédrale toute en brique rouge dominant cette place, nous avons été témoins d'une vie religieuse très intense, jeune et fervente. La visite du clocher nous a permis de participer activement au "remontage" mécanique et manuel quotidien de la vieille horloge d'origine allemande.

Dans le centre et aux alentours,  on trouve encore de nombreuses anciennes maisons basses non restaurées et parfois abandonnées, qui ont conservé leur passage couvert aux toitures de guingois soutenues par des piliers en bois. Peu de bâtiments à visiter et de restaurants dans le centre (excepté un pub sympa..), mais nous avons eu la chance de loger dans un magnifique hôtel, à l'allure de grande villa moderne toute blanche, avec cour intérieure et chambres lumineuses aux grandes baies vitrées.

Ayant renoncé à explorer la forêt tropicale du parc national Amboró situé à une centaine de kilomètres de Santa Cruz, nous avons passé un après-midi à visiter le parc zoologique consacré à la faune bolivienne, bien à l'abri des nombreuses piqûres de moustiques. Nous y avons notamment fait la connaissance d'un charmant perroquet, de singes aux mœurs dénaturées par l'homme, d'un magnifique puma, mais également de tristes condors dans leur cage trop exiguë.

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08 novembre 2017

Sucre

Sous la lumière du soleil couchant, la ville blanche de Sucre, mélangée avec les fantastiques nuages bas de toutes formes, resplendit de milles feux. Du mirador de notre hôtel, nous avons la chance de l'admirer dans son ensemble et de palper les rumeurs remontant des ruelles de cette ville chaleureuse.

Joyau de l'art baroque d'Amérique latine, la capitale constitutionnelle de la Bolivie (La Paz en étant la capitale administrative) doit son nom au maréchal Sucre qui est, au côté de Simon Bolivar, un des artisans de l'indépendance de plusieurs pays d'Amérique du Sud vis-à-vis de l'Espagne. Celle de la Bolivie est proclamée en 1825 et Antonio José de Sucre en sera le président de 1826 à 1828.

Mais cette délicieuse cité coloniale nous dévoile également des pages sombres de l'histoire du pays avec des conflits récurrents réclamant davantage de droits pour tous les citoyens de diverses origines ethniques et de tous partis politiques. Le dernier grave conflit en date opposant les forces de l'ordre à la population a fait plusieurs morts et des centaines de blessés, en novembre 2007, sur la Plaza 25 de Mayo, cœur de la ville et lieu de tous les rendez-vous et rassemblements.

Au musée universitaire Charcas, nous pouvons admirer de nombreux vestiges précoloniaux qui illustrent la culture indienne et l'activité importante présentes dans toute la région avant l'arrivée des Espagnols. Nous pouvons notamment observer une collection de crânes déformés, marques des personnages les plus importants du peuple inca. C'est aussi là que nous retrouvons le charmant couple australien Heidi et Lindsay côtoyé à Torotoro avec qui nous passerons une très sympathique soirée.

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29 octobre 2017

Cochabamba et le parc national de Torotoro

Ville étape avant de nous rendre au parc national de Torotoro, nous ne restons qu'un jour à Cochabamba, le temps d'y flâner sur sa jolie place du 14 septembre et sur la colline du Christ de la Concordia, copie presque conforme de celui du Corcovado à Rio (avec quelques centimètre de plus…). 

Nous prenons très tôt le matin un minibus bondé de gens du coin et bientôt nous circulons sur une route chaotique pavée de galets très irréguliers qui nous secoue et par endroits en terre battue qui nous empoussière pendant près de 4 heures à travers de splendides paysages sauvages et accidentés.

Le village "indien" d'environ 1000 âmes de Torotoro, isolé à la saison des pluies pendant presque 3 mois dès décembre, nous donne l'impression d'être au bout du monde. Nous sommes frappés par la pauvreté de ses habitants, agriculteurs pour la plupart, dont certains nous regardent avec un peu d'animosité. Nous n'avons pas toujours l'impression d'être les bienvenus.

En quelques heures de marche, nous parcourons des sentiers de terre et de gravier entourés de montagnes aux multiples couleurs, parsemées de fossiles et d'empruntes de plusieurs espèces de dinosaures à diverses époques. Fascinant ! Nous découvrons les différents sites avec Eloy notre guide et c'est ainsi que nous faisons connaissances avec Hélène, Stéphane, Lindsay, Heidi et Geert, de très sympathiques voyageurs français, australiens et hollandais. Nous descendons notamment au fond d'un canyon aux parois verticales, tapissé de végétation tropicale au fond duquel coule un rio presque asséché en cette période mais qui en saison des pluies envahit le fond du canyon sur une profondeur de plusieurs mètres. Au passage, nous observons des empruntes de puma, de grosses perruches vertes, des vautours et même un condor planant au loin.

Un après-midi, nous embarquons sur un véhicule 4x4 que nous quittons à 3'600 mètres d'altitude pour découvrir à pied la "Ciudad de Itas", un labyrinthe de cavités creusées par les vagues lorsque ses falaises étaient en bord de mer, au temps des dinosaures. Les viscaches des montagnes (sorte de grands chinchillas des Andes) que nous avions déjà rencontrés au Machu Pichu et dans les alentours de San Pedro, nous guettent à distance tout au long de notre balade.

Le retour sur Cochabamba, dans le bus à nouveau bondé, parfumé d'effluves d'écurie et de lait rance, nous semble encore plus étouffant et interminable qu'à l'aller. Cependant les découvertes, les rencontres et l'expérience vécue en valaient la peine. Nous vous invitons à parcourir les photos l'album...

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Lac Titicaca, route de La Paz

Entre les villes de Puno et Copacabana (nom qui a été donné à la fameuse plage de Rio par un moine de Copacabana. Celui-ci, en perdition le long des côtes brésiliennes, aurait fait la promesse, s’il survivait, de donner à l’endroit où il s’échouerait le nom de la ville où il résidait.), nous longeons les rives du lac Titicaca bordé de champs cultivés. Comme partout où l'on a voyagé, des déchets de toutes sortes aux abords de la route nous désolent et ternissent des paysages souvent très beaux. A Copacabana, les déchets se retrouvent même sur les plages de galets.

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Cependant, dès que notre regard prend un peu de distance, nous découvrons le charme de ce lac situé à 3800 mètres qui semble touché les nuages et la ville de Copacabana avec sa magnifique cathédrale blanche et bleue où les voitures flambant neuves et décorées de bouquets de fleurs sont amenées quotidiennement afin d'être bénies puis fêtées sur les bords du lac par les familles des propriétaires. Le pain de sucre, jalonné d'un chemin de croix, du nom de Calvario (signifie Calvaire) nous essouffle avant de nous offrir une vision panoramique sur les collines environnantes encadrant le lac d'un bleu intense s'étalant à perte de vue.

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Le jour suivant, le bus qui nous conduit à La Paz passe par une superbe route sinueuse qui surplombe la partie bolivienne au sud du lac, puis le traverse sur un vieux bac de bois vacillant  dans la partie où ses rives se rejoignent presque. La gigantesque ville de La Paz, insérée entre les collines et dominée par de très hautes montagnes blanches, se révèle à nous sous une belle lumière de fin d'après-midi. La vue de cette immense ville trépidante, survolée par des télécabines, à près de 4000 mètres d'altitude nous produit une très forte impression et le regret de ne pas s'y attarder, l'avion pour Cochabamba étant déjà réservé.

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26 octobre 2017

Machu Pichu

De Ollantaytambo à Machu Pichu Pueblo, anciennement Aguas Calientes, le seul moyen de transport est le rail. Quelle n'est pas notre surprise de constater les tarifs exorbitants pratiqués par Pérou Rail qui en fait le train le plus cher au monde au kilomètre, ce d'autant que les transports publics en général sont à l'inverse extrêmement bon marchés dans le pays (on ne peut aussi s'empêcher de se demander qui en profite quand on voit la pauvreté de la majorité des Péruviens). On monte dans ce train comme à la grande époque du Transsibérien, l'ambiance joyeuse et bon enfant qui y règne est communicative. Chacun a la conscience d'aller à la rencontre d'une des merveilles du monde et s'en réjouit.

Le lendemain, vu la file d'attente interminable qu'il y a à 5 heures du matin pour prendre le bus menant à la cité impériale du Machu Pichu, nous prenons l'heureuse option de monter à pied. Les brumes dues à l'abondante pluie des jours précédents nous accompagnent au début de notre ascension et c'est bientôt sous un ciel d'un bleu intense et un soleil rayonnant que nous atteignons le sommet, tout transpirants mais euphoriques et conscients de la chance que nous avons. Juste après l'entrée, nous empruntons un chemin qui nous permet d'être en surplomb de la cité. Les lamas ont déjà pris place et nous devons presque les pousser pour passer. C'est une vision céleste qui s'offre à nos yeux éblouis, même si on s'imaginait la cité encore plus grande. Ce parcours détourné nous permet de ne pas être plongé dans le gros de la foule qui envahit peu à peu le site. A l'ombre d'un parapluie acheté la veille, nous passons la matinée à déambuler entre les maisons, les temples, sur les vertigineuses terrasses herbeuses et nous nous laissons imprégnés par cette civilisation mystérieuse et admirable. Il est à noter que seuls les édifices religieux et les maisons de notables se caractérisent par une appareillage de grandes pierres taillées parfaitement jointes.

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Il faut s'imaginer ici une population d'environ 1200 personnes essentiellement constituées de hauts responsables administratifs et religieux, à part les agriculteurs qui faisant pousser fruits et légumes pour nourrir tout ce beau monde. Machu Pichu semble avoir été une sorte de résidence secondaire de l'empereur inca et sa cour, éloignée du pouvoir central situé à Cusco. On a célébré en 2011 le centenaire de la découverte du site par Sir Hiram Bingham, un archéologue américain. Il atteignit le site, en majeure partie enseveli sous la végétation, en s'aidant notamment des connaissances d'un fermier péruvien. On peut imaginer le travail titanesque de défrichage au cours des ans pour dévoiler dans toute sa splendeur le site précolombien le plus spectaculaire d'Amérique du Sud !

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Le lendemain, nous avons apprécié de nous balader dans les rues sans voitures de Machu Pichu Pueblo, au pied de montagnes impressionnantes aux parois abruptes recouvertes d'une végétation tropicale luxuriante. Nous avons également assisté sur la place principale du village à l'un de leurs nombreux défilés costumés et en musique.

 

 

 

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22 octobre 2017

La Vallée sacrée

Cusco reste le passage obligé pour accéder aux divers sites incas situés le long de la Vallée sacrée, au fond de laquelle coule le Rio Urubamba. Cette vallée nous dévoile les richesses de sa culture précolombienne et nous émerveille.

 -       Le site perché au-dessus du village de Pisac, dans la partie supérieure de la vallée. D'emblée un saisissant panorama s'ouvre sur de larges terrasses herbeuses faisant corps avec la montagne et dominées par les ruines d'un village inca. L'environnement naturel est grandiose, creusé de profondes vallées en à-pic. Un sentier panoramique nous permet de rejoindre le temple du soleil, l'Intiwatana ("endroit où l'on attache le soleil"), présentant un appareillage de pierres admirable : l'architecture inca à son apogée. Puis un sentier qui descend au village nous plonge subitement, après ½ heure de marche, dans le marché artisanal très odorant et coloré de Pisac.

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 -       Le site de Moray et ses cercles concentriques en étages fascinants permettant de simuler toute une série de microclimats pour les cultures, la température entre les terrasses du haut et du bas pouvant varier de 15°C.

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 -       Les Salineras de Maras, 4000 bassins de sel cristallisé en terrasses, taillés sur le flanc d'une quebrada (vallon encaissé) alimentés par un rio d'eau chaude salée s'écoulant des volcans alentours. Les plus anciens bassins datent même d'avant l'époque inca. Actuellement, des familles exploitent encore de façon artisanale ce sel comestible vendu de nos jours principalement au Japon.

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-        La grande bourgade d'Ollantaytambo, à l'extrémité ouest de la Vallée sacrée, dominée par l'imposante forteresse inca qui surveillait la route du Machu Pichu, est le point de départ en train panoramique pour le village au pied de la cité céleste.

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21 octobre 2017

Cusco

L'arrivée en avion dans cette ville à 3400 mètres d'altitude, au milieu des montagnes, est impressionnante.

Cusco signifie en langue Quechua (langue inca) le nombril. Elle doit son nom au rôle central qu'elle occupait au sein de l'empire inca. On y découvre un joyau de ville coloniale bâti par les Espagnols sur les vestiges des bâtiments incas qui leur servent de sous-bassement. Cela donne un mélange architectural  tout à fait unique et plaisant. Toutefois, Cusco est devenu en son centre historique une ville musée très touristique, avec ses multiples vendeurs (agences de voyages, artisans, restaurateurs,..) ou ses femmes en haut de forme et habits traditionnels colorés qui quémandent quelques "Soles" contre une photographie prise avec leur cabri ou alpaca. Ces dernières filent à toutes jambes dès que la police touristique, omniprésente, passe par là. Nous n'aurions pas pu les suivre, l'altitude et les effets respiratoires qui en résultent se faisant durement ressentir.

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Tacna et Arequipa

Tacna est une ville étape dans le sud du Pérou sur la route d'Arequipa. La seule nuit passée dans cette ville restera dans nos mémoires : de fortes secousses sismiques, pour nous inconnues à ce jour, nous ont fait déguerpir dans la rue en petite tenue. Par ses tremblements, la terre salua de bonne heure à sa manière l'anniversaire de Sonia.

Jusqu'à Arequipa  les déserts montagneux de sable, de rocaille et de sel qui nous accompagnent depuis San Pedro ne nous lâchent pas, excepté sur une dizaine de kilomètres où une pluie miraculeuse avait reverdi et refleuri le désert pour quelques temps.

Arequipa, appelée ville blanche à cause de ses bâtiments construits en sillar, roche volcanique blanche ou rosée,  nous a charmés par sa magnifique Plaza de Armas, ses volcans majestueux semblables à des gardiens et surtout, son incroyable monastère de Santa Catalina, véritable ville dans la ville dans laquelle des centaines de nonnes issues de familles aisées ont vécu durant plusieurs siècles dans le luxe et l'opulence, servies par des centaines d'esclaves noires. Bien que cela nous laisse songeurs, l'architecture en résultant, avec ses multiples échappées visuelles jouant avec la lumière et les couleurs ainsi que la sérénité et l'harmonie qui s'en dégagent nous ont procuré une sensation de plénitude.

Même si en son centre historique Aréquipa peut paraître une ville musée, ses quartiers alentours très animés à l'image de son marché extraordinaire et l'euphorie qui y régnait le soir de notre arrivée avant le début du match de foot de Pérou contre la Colombie en vue de la qualification pour le Mundial 2018, nous ont dévoilé une ville très vivante. Petite anecdote : au marché, on peut y acheter des grenouilles séchées pour certaines eaux de vie et même des fœtus de lama qu'on enterre pour garantir la bonne fortune et la protection.

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Iquique et la cité industrielle d'Humberstone

Après un voyage en bus commencé par un changement d'horaire de dernière minute à San Pedro (heureusement Sonia veillait au grain), nous voici arrivés à Iquique, dans le nord du Chili. Cette ville balnéaire plaisante nous permet de nous reposer dans une belle chambre d'hôtel avec vue sur l'océan pacifique.

Dans ses environs, la visite de l'ancienne mine de salpêtre d'Humberstone, à l'univers à la fois dur et d'une force incroyable nous prend aux tripes et nous plonge dans l'activité frénétique qui y régnait autrefois. Entre environ 1870 et 1960, des milliers de gens sont nés, sont allés à l'école, ont travaillé, se sont mariés dans cette cité industrielle que l'Anglais Humberstone a crée de toute pièce. Dans les années 30, son fils a agrémenté la vie des habitants en y construisant notamment un hôtel, un théâtre et une piscine étonnante dont le bassin est constitué de plaques de métal rivetées entre elles.

Pour notre retour sur Iquique, Ariel, un jeune homme très sympathique se propose de nous prendre dans sa voiture et nous raconte que ses propres grands-parents avaient vécu là-bas jusqu'à passé 30 ans et ont donné naissance à son père en ce lieu.

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